mercredi 5 juin 2013

Tree houses & Hapuku Lodge

Peter et Tony Wilson / Kaikoura / NZ


Issu d’une famille d’architecte et de constructeurs Tony Wilson est l’heureux concepteur et propriétaire de Hapuku Lodge & Tree Houses. Avec l’aide de son frère Peter, architecte à San Francisco, Tony a été au bout de son rêve, « habiter dans les arbres », avec ce luxueux et moderne complexe hôtelier.

L’histoire commence ici, à Kaikoura (côte Est de l’Ile du Sud) lorsque Tony et son neveu Paul décident de s’associer dans l’élevage de chevreuils, et s’installent sur ce plateau qui surplombe le spot de surf préféré de Paul « Mangamanu bay ». Une histoire qui plairait à Adrien ! Bref, rapidement la ferme s’agrandit et l’idée d’un Lodge germe doucement. En 2003 le bâtiment principal et la « Olive House » s’installent sur les terres de la ferme familiale. En 2006 c’est au tour des cinq luxueuses « Tree Houses » d’être construites dans un environnement de jeune Manuka, arbre d’origine néo-zélandaise. Et enfin en 2009 le Lodge est remanié et une piscine naturelle est crée.

Les Tree houses sont les seules chambres d’hôtel,  perchées à 10m au dessus du sol en Nouvelle Zélande. Elles sont ancrées au sol grâce à 4 cubes de béton armé pour un total de 2 tonnes de matière et plusieurs poteaux métalliques de 20 cm de diamètre. De quoi résister à un tremblement de terre et aux coups de vents.




Chaque tree house a une vue spectaculaire sur les magnifiques montagnes de Kaikoura et sur la côte Pacifique. Leur forme simple et moderne, et leur prédominance de bois, leur permet de parfaitement s’intégrer dans l’environnement naturel. Un escalier extérieur en bois permet de gérer l’accès individuel à chacune des chambres. Les espaces extérieurs sont protégés par des pares-vue et rambardes cloutés de morceaux de bois issus de bois locaux. Les grandes fenêtres laissent entrer la lumière et les branches des Manukas directement à l’intérieur des chambres et salles de bain. L’espace intérieur se prolonge dans les arbres grâce à de rigolos petits balcons. Une espace cosy orienté autour d’un poêle à bois qui permet de chauffer l’espace intérieur et d’apprécier le cadre ouvert sur l’environnement. Juste parfait pour relaxer et apprécier la pure beauté du paysage… une perfection qui coute plus de $NZ 1000 la nuit…




Mais la famille n’a pas limité ses efforts à la construction de ces incroyables petites cabanes. L’ensemble du complexe Lodge / Tree houses / Ferme à été conçu dans une démarche environnementale. La majorité des meubles en bois, ont été pensé et dessiné avec l’aide d’un artiste local, puis fabriqué avec un véritable savoir faire. Un système de récupération des eaux usées, qui sont filtrées à l’aide de plantes, puis rejetées dans le sol, a été mis en place.

La ferme s’est diversifiée, avec la fabrication d’huile d’olive et d’un vin blanc issus de cultures réfléchies sur place. Un large potager approvisionne les cuisines du restaurant suivant les saisons. Tous les déchets verts y sont récupérés puis placés dans un compost pour être plus tard utilisé comme fertilisent naturel dans le potager.
Le tout géré par un personnel d’accueil et d’entretien absolument adorable.
Ca fait rêver…



English version

As a family of architects and builders, Tony Wilson is the designer and owner of Hapuku Lodge & Tree Houses. With his brother Peter, architect in San Francisco, Tony has finalized his dream in this luxury accommodation.

The story has begun here in Kaikoura, when Tony and his nephew Paul have decided to become partners in a deer farm, situated on the upper plateau overlooking his favourite surf spot at Mangamanu bay. Quickly the farm grows and they start thinking about a Lodge in the farm’s area.
In 2003 they began with the Main Lodge and the Olive House. In 2006, they added the five luxury Tree Houses. Then in 2009 they remodeled the main Lodge and also added a pool.

Unique New Zealand’s accommodation, nested at 10 meters (30 feet) above the ground. They are anchored in the ground thanks to 4 blocks of armed croncrete, for 2 tonnes of material in total. They also use several steel posts of 20cm of diameter as support. It has been thought to resist to the earthquakes and strong sea winds.

Each Tree House has spectacular views of Kaikoura’s beautiful mountains and Pacific coastline. A contemporary and wood shape means to be a complement to the natural environment. A wood exterior stair allow to access to each Tree House. Their exteriors are clad in native woods. Large windows bring light and the tree canopy right into the bedroom and the bathroom. The inside space is extended in the trees by nice little balconies. A fire place with an amazing view on the environment, allow warming the place. Just perfect to relax and enjoy the beauty of sceneries… a perfection which cost more than $NZ 1000 per night…

Not limiting their design efforts to the building, they also tried to be sustainable. The majority of the furniture are designed and handcrafted with local wood worker. They have a full system of salvage for the grey waters, that they reject after a plant filtration in a common field.

They have developed the farm, producing olive oil, and white wine. On their kitchen and restaurant they use mostly fresh and local ingredients, most of the vegetables come from their own vege garden. They obviously compost the green waste that they use in the garden. We had the opportunity to meet the reception lady and the full time worker, and they are absolutely lovely.
Let me think about it…

samedi 1 juin 2013

DIY - Do It Yourself

Durant notre passage à Christchurch et en discutant avec Kathie, j’ai compris qu’elle avait besoin d’un nouveau compost que son frère tardait à lui faire, ainsi je me suis proposé de le lui fabriquer. Elle gardait pour cela du bois de récupération que je me suis amuser à assembler. Voici une petite illustration visuelle pour que vous aussi vous puissiez le réaliser chez vous.
Le bois que j’avais à ma disposition n’était pas exactement identique en largeur et en épaisseur, donc cela à un petit peu compliqué l’affaire pour une question de réalisation mais dans l’idéale il vous faut récupérer de vieilles palettes que vous démonterez pour ainsi partir avec une bonne base de travail.

Tout dépendra ensuite des dimensions du futur compost. Dans mon exemple, ce sera une box de 90x70x120cm, 5 planches par face.

Matériels nécessaires :

20 planches de bois 4 tasseaux bois mètre ruban scie à bois minimum de 2 cales identiques pour l’espacement en les planches clous et marteau 





Préparer les planches de bois








Assembler une 1ère face, en laissant dépasser sur les cotés l’épaisseur d’une planche










Refaire la même face 2







Continuer l’assemblage de la face 3 puis 4 en resserrant le tout au max






Voila, c’est fini, c'est super simple donc à vous de jouer.







Pour compléter et finaliser l’article, voici quelques liens pour en savoir plus et vous donnez probablement l’envie de créer des choses par vous-même (DIY) plutôt que de tout acheter made in China et de devoir en changer tous les 4 ans pour cause de mauvaise qualité. A vos marteaux !!!




lundi 27 mai 2013

from Toad hall to Queenstown


Notre phase recherche de job pour l’hiver, comme expliqué dans l’article précédent nous fait quitter Toad Hall et la magnifique région d’Abel Tasman en direction de Christchurch. Puisque nous avons quelques jours d’avance sur notre programme mais également du à une erreur de navigation qui nous emmène à Lewis pass, on s’est dit que c’était l’occasion d’aller jeter un coup d’œil à Kaikoura. 

Lewis pass

On a beaucoup entendu parler de cette petite bourgade de bord de mer, avec ces colonies de phoques et surplombé de ces magnifiques montagnes qui une fois encore se jettent dans l’océan. Le walk en bord de mer avec nos copains les phoques (heu pas tellement en fait) et avec ce décor en arrière plan, un jour de grand soleil, vaut vraiment le détour, c’est moi qui vous le dis. Pas mal non ?






La pluie repointe son nez, donc direction Christchurch chez Kathie, une amie de Rae et Matin que nous avions rencontré à Hawkes Bay en Décembre dernier, et chez qui nous allons passer les 5 prochains jours. Merci vraiment Kathie, car grâce à elle, nous avons pu partager de vrais bons dîners  être au chaud, se connecter à internet pour de vrai et parler avec la famille et les copains, se doucher tous les jours et dormir dans un vrai lit. 

Mill Brick Café avec Kathie
Et au menu ... Lobster
On a également profité d’avoir un guide local pour aller faire un tour dans cette ville complètement dévasté par 2 tremblements de terre consécutifs, le 1er en Septembre 2010, et le second en Février 2011, le plus dévastateur. Le centre ville est tout simplement une ruine à ciel ouvert. Les plus anciens bâtiments ne sont plus là, les églises éventrés et tous les commerces fermés. Autour de Christchurch, toutes les routes sont en reconstruction, et ce sont des quartiers entiers qui sont en train d’être rasé, car considéré trop instables pour revivre dans les maisons. Kathie elle-même à perdu sa maison il y 2 ans. On peut considérer que 25 à 35% des habitants de Christchurch sont partis vivre ailleurs temporairement ou définitivement. Néanmoins, dans le centre historique, il existe des projets pour essayer de faire revivre les commerces et faire revenir les gens, c’est ainsi qu’étonnamment en se baladant entre les débris et les grues, on trouve des dizaines de conteneurs repeint de toutes les couleurs, superposés de manière artistique avec les anciens magasins et café installés dedans. Le rendu est très sympathique et redonne un peu joie dans cette ambiance très morose. Ce fut une triste visite d’un point de vue émotionnelle car la population reste très choqué et cela se ressent énormément lorsque l’on discute avec ceux qui sont encore la.

La Cathédrale

Shopping center dans des conteneurs
Restaurant improvisé

Ensuite, et comme nous n’avons toujours rien pour être au chaud cet hiver, nous reprenons la route en direction des Southern lakes, et des stations de ski qui nous offrirons peut être un job pour cette hiver. Le temps est gris, froid et souvent pluvieux. Pas évident en camion, mais nous traversons des paysages magnifiques, qui nous redonnent le moral et confirment ce que l’on est venu chercher en Nouvelle Zélande. Au programme, lac Tekapo, Wanaka,  avec de très courtes balades puisque le temps n’est pas au beau fixe, et des stops par ci par là pour déposé des CV.
Church in Tekapo 
Il ne fait plus très chaud!
Wanaka lake

Nous arrivons enfin à Queenstown, ou tout le monde nous a dit que l’on trouvera un job pour l’hiver sans problème, mais la réalité est bien différente car le recrutement pour travailler en station est fini, ça on le savait car on a tenté depuis Mars denier, mais également car tous les vadrouilleurs de NZ sont également à Queenstown et que pour l’instant, ca ne recrute pas, il faut attendre la mi-Juin, Bugger !!! A cela il faut ajouter les températures très basses et la neige qui arrive pour les deux prochains jours.

View from Queenstown
Lake Wakatipu
L'automne est là
Lake Moke

On décide alors de reprendre la route vers l’Est, là ou les températures seront plus clémentes et ou il devrait faire beau toute la fin de cette semaine. L’aventure en bonnet et leggins continu.

mercredi 15 mai 2013

Honesty box


A tous les petits et grands cultivateurs en herbe !!!
Qui pourrait me contredire, et affirmer qu’avoir son propre potager, n’apporte pas une certaine satisfaction personnelle, et un bonheur certain en voyant ses légumes grossir et finir dans son assiette. Pas grand-chose à faire pour les arbres fruitiers, mais ils sont tellement importants.
Qui ? Personne je suppose, puisque nous sommes tous des êtres humains et que subvenir à ces besoins alimentaires fait parti de nos nécessités primaires. Surtout lorsque l’on voit la qualité des produits importés, que l’on nous étale tout au long de l’année, sans aucun scrupule et sans se soucier des saisons. A quoi bon, les grosses firmes, les engrais et les monocultures intensives font en sorte de nous livrer en tomates en plein mois de janvier.

Pardon, je m’emporte, c’est une boite à idée ici. Donc je disais, vous avez ou pourriez avoir votre potager (pour les autres, des solutions s’offrent à vous, ex : www.reseau-amap.org/‎), vous avez réfléchi et travailler votre parcelle de manière intelligente (ex : « carrots love tomatoes » écrit par Louise Riotte) et du coup, vous avez une récolte supérieure aux besoins des estomacs à nourrir sous votre toit. Ha nous y voila.
Première idée, inviter tou(te)s vos meilleur(e)s potes/copines pour une journée thé/ vin blanc/ saucisson/ cuisine/ et mise en bocaux des fruits et légumes dont vous ne vous servirais pas ou que vous considérez trop abimés. C’est beaucoup de travail, mais ça avance plus vite lorsqu’on est nombreux(ses) et quel plaisir de pouvoir en profiter hors saison. Une bonne ratatouille en plein hiver, ou de la bonne compote de mamie chaque matin, que du bonheur me direz vous !!! Et vous auriez bien raison.

Deuxième idée, si vous avez besoin d’un petit pécule supplémentaire, ou si vous ne savez vraiment plus quoi faire de vos œufs, de vos pommes ou de vos avocats, faites comme cela se fait beaucoup ici en Nouvelle Zélande, vendez votre surplus à des prix plus que raisonnable pour que d’autres qui n’ont pas la main verte ou qui tout simplement n’ont pas de poiriers ou de châtaigniers chez eux, puissent tout de même en profiter.


Ca permet également de consommer local et de ne pas ……………. Non désolé, j’arrête la.

mardi 14 mai 2013

Abel Tasman and Golden Bay


Notre départ de Bleihnem et notre arrivée dans la région de Nelson s’est faite sous la pluie. Et comme partout, quand il pleut pendant plusieurs jours et que tu vis en camion, ça pèse vraiment sur le moral. C’est décidé il faut qu’on se trouve un WWOOF et vite, pas trop loin de L’Abel Tasman National Park et de Golden Bay pour pouvoir y aller faire un tour quand même (curieux à vos Google map, mais c’est en gros le NNO de l’ile du Sud). En moins de 24H, c’est Hamish du TOAD Hall Cafe à Motueka qui nous répond. C’est ok, on commence après demain, le temps d’arriver et de passer dire bonjour à Jojo, une amie anglaise rencontrée au Womad et qui vit sur Nelson.
Il pleut des cordes et ce n’est pas une blague, nos fringues et nos chaussures puent, les routes sont inondées, les jardins sont des piscines, et les magasins et les garages sont des réservoirs. L’été fut sec, très sec et la terre n’en peut plus de toute cette eau. Nous non plus d’ailleurs.

On arrive le lundi à Toad Hall, sous le soleil, accueillis par Hamish, le mari d’Angela. C’est elle qui gère le café/shop Toad Hall. Hamish, lui s’occupe des Wwoofers, de leurs enfants (Toby 12ans et Liam 9ans) non scolarisés « car la terre, l’apprentissage personnel et l’envie d’apprendre suffisent au bon développement des enfants - ils iront à l’école quand ils en auront envies » nous dit d’entré Hamish. Il s’occupe également de sa petite entreprise « Otaio Wooden toys », spécialisée dans la confection et la vente de jouets pour enfants entièrement en bois. A l’atelier, il est aidé par Antony, un Maori avec la carrure d’un vrai Maori (22ans/1m70/110Kgs/Rugbyman/Normal). On est également accueilli par Thomas et Shanna, deux français en Wwooff là bas depuis 3 mois et avec qui ont passera de très bonnes soirées.



Notre Wwoof de 3 semaines s’est déroulé en deux parties. 1 semaine 1/2 entre la cuisine du café et l’atelier en alternance entre Audrey et moi. Ils se servent des wwoofers (quand rush il y a) pour la vaisselle. Mais après discussion avec Hamish (car parler résout beaucoup plus de problèmes que la rancœur) il a bien compris que nous n’étions pas là pour la vaisselle  et que si ca changeait pas on allait devoir partir. Du coup, Hamish a fait en sorte que notre deuxième partie soit beaucoup plus intéressante. 100% à l’atelier, on a pu travailler le bois, assembler et finaliser les jouets. Voila, c’est ça qui intéressant avec le wwoof, apprendre et prendre plaisir grâce à des personnes envieuses de partager leurs savoirs faire. On a adorés, et cela nous a donné pleins de bonnes idées pour plus tard.






Bref, il ya eu le wwooff, le bois, la cuisine, mais il y a également eu nos deux jours de kayaks dans l’Abel Tasman (un des plus beaux parcs nationaux de NZ). Tout simplement extraordinaire. Il fait dire que la météo nous a bien aidée. On a pu profiter de tous les charmes et de toutes les couleurs qu’offrent le parc (sable jaune fin, eau bleu turquoise, foret verte intense, ciel bleu clair et gris roche). On a longés la côte sur une mer d’huile, fait des petites pauses à observer les phoques et les oiseaux se prélassant au soleil, fait le tour des petites iles, pique-niquer sur notre plage privé (les pieds dans l’eau trop fraîche pour se baigner), dormis en tente près d’une plage déserte. Etc etc etc.  Petit bémol, les bras endoloris et le monde en plein été. C’est il parait un peu n’importe quoi… (version NZ tout de même).





Semaine suivante, on a eu l’opportunité d’aller dans la région de Golden Bay. Berceau des hippies de l’île du sud. Et ils ont bien raison car on le savait déjà, c’est beau, mais on confirme, c’est très beau. On a pu y faire une marche qui nous a emmener par la plage jusqu’à la cote ouest pour ensuite à travers champs (de moutons bien sur) nous diriger jusqu’au cap farewell (pointe la plus Nord de lîle du sud). C’était venté mais magnifiquement gris falaise et vert pâturage. Ensuite, petit détour par l’Abel Tasman (par le nord cette fois-ci) pour une jolie petite marche les pieds dans l’eau (toujours trop froide) mais avec le soleil, un décor et des couleurs toujours aussi magiques. Exactement ce qu’on était venu chercher en NZ.







Bon il faut dire ce qui est, on vous en a fait baver ces 6 derniers mois avec nos photos et nos récits en maillots de bain, nos plages etc, mais dites vous que tout cela est fini pour nous, car l’hiver approche à présent, et il se fait bien sentir. Les températures le soir sont très fraîches  et on ne s’est pas baignés depuis fin Mars. Donc avec l’hiver qui nous envahi, le temps passé enfermé en camion (c’est pesant faut pas croire) et notre portefeuille qui s’amenuise, nous avons décidé de se poser pour l’hiver et de trouver un job. Nous sommes donc passés en mode recherche de job intéressant pour l’hiver. Une phase un peu moins rigolote mais nécessaire dans notre situation.

L’aventure continue, the A&A endless travel is not finish…