samedi 9 février 2013

Coromandel Peninsula West Coast

Il est temps pour nous d’aller dans cette région tant aimé par les Néo-Zélandais, Coromandel Peninsula.

welcome in Coromandel



Comme à chaque fois, avant de partir ou en arrivant dans un coin que nous voulons visiter, nous ouvrons le livre du Wwoofing, que nous nous sommes procuré dès notre 1er jour à Auckland. Nous sélectionnons alors plusieurs hôtes en fonction de nos envies, de la localisation et des travaux proposés,  que nous contactons. Cette fois-ci, c’est Petra qui nous a répondu la première. 

Petra's home
Petra's potteries


Nous voici donc chez elle pour 15 jours. Installée dans la petite ville de Coromandel, elle y vend depuis une vingtaine d’années ces magnifiques poteries. Ces poteries sont plus belles qu’elle n’est intéressante et partageuse mais nous n’avons pas trop le choix, notre voiture est au garage pour un gros pépin !!! 


Coromandel sunset

Par contre, il y a là un projet super intéressant, qui est la construction de sa nouvelle maison, entièrement en bois et matériaux tirés de la terre (cf article qu’Audrey devrait mettre en ligne prochainement). Let’s go doing some terre crue, et en avant, nous allons balancer tout ça pour remplir les murs. L'ambiance sur le chantier est à la fois décontractée et travailleuse, avec parfois quelques dérapages (c'est plutôt tentant lorsqu'on manipule de la boue toute la journée!)  Après les journées de boulot, place à la détente... swim in gold bay, sunset, and pizza night (un de nos moments préférés où nous restons bavarder au coin du feu une bonne partie de la soirée). Bref, bonne expérience, enrichissante sur pleins de points de vue, et particulièrement pour Audrey qui a pu rencontrer l’architecte en charge du projet. On voulait participer à ce genre de projet, et c’est très bien d’avoir pu réaliser ce souhait. Bon on s’est quand même tapés un jardin à remettre en ordre avant, ce qui n’a pas été de la tarte. 



Construction project
earth walls
Pizza night

Egalement une très bonne nouvelle pour nous, nous avons été accepté en temps que volontairse pour le Womad Festival qui se déroulera du 15 au 17 Mars à New Plymouth  (http://womad.org/festivals/new-zealand/).



jeudi 7 février 2013

Earth house

C’est les mains dans la boue que nous découvrons la future maison de Petra. Nous commençons le chantier par un workshop avec Florian Primbs l’architecte et Darren ouvrier qualifié, afin de saisir les bons gestes et les différentes étapes nécessaires à la fabrication d’un « mur hight-earth ».




La maison construite dans sa totalité en ossature bois, est divisée en deux, par deux techniques différentes de remplissage et de finition des murs. La première assez classique comprend une bonne isolation en laine de mouton placée entre les montants bois, une couche imperméable, et un bardage bois en finition extérieure. La seconde consiste à remplir de terre les murs orientés nord et ouest (dans l’hémisphère sud tout est inversé) afin d’utiliser les qualités de la terre et l’énergie solaire (un avant-toit permet d’éviter les surchauffes d’été). C’est cette seconde technique qui m’intéresse d’avantage aujourd'hui.



Light-earth est un procédé de construction qui consiste à mélanger de la boue (argile et sable) et des morceaux de paille, ou autres fibres végétales, pour former des briques ou remplir une structure principalement en bois. Ce mélange allie les propriétés d’inertie thermique, et de régulation hygrothermique de la terre, aux qualités d’isolation d’un autre matériau, permettant de répondre aux nouvelles exigences environnementale dans la construction. Une imperméabilisation est nécessaire à l’extérieure, après la pose d’un enduit en terre. On obtient alors des parois légères, faciles à construire, respectueuse de l’environnement et peu coûteuse, mais qui comme toutes les méthodes de construction en terre, demande un travail intensif et long. 
Sa mise en œuvre est simple et ne nécessite pas de matériel sophistiqué ni de compétences particulières. De même sa mise en œuvre, sans transport, sans cuisson, sans processus de transformation industriel lui confère une empreinte écologique et un bilan Carbone exceptionnel.















En réalité comment ça marche ? La première étape consiste à mixer à l’aide d’une machine à pétrir le pain, l’argile, le sable, le matériau isolant (dans ce cas de la roche volcanique) avec de l’eau afin d’avoir la consistance idéale, ni trop liquide ni trop compacte. Puis les mur sont remplis de terre et tassés avec un système de banches qui sont déplacées au fur et à mesure que le mur s’élève. Cette étape terminée, l’ensemble des parois est recouvert par plusieurs couches d’enduits en terre (mélange d’argile, de sciure de  bois, de sable et d’eau). A l’aide d’une truelle, on balance des petits tas de cette pate collante sur les murs en ayant préalablement recouvert de grillage les larges montants en bois pour une meilleure accroche de l’enduit. Puis on étale avec une taloche, faisant en sorte que le rendu soit plutôt lisse et droit. Une toile de joute imbibée de boue est ensuite posée sur cette première couche afin d’uniformisé le tout et d’éviter les fissures. Une seconde couche de terre étalée avec précision vient recouvrir le tout, et est griffé afin de recevoir l’enduit à la chaux qui terminera le mur extérieur et gardera les propriétés respirantes du mur. A l’intérieur les couches d’enduit peuvent être remplacées par la pose d’une plaque de plâtre fixée sur les montants bois.



 Le résultat est plutôt surprenant et adaptable à tout style de vie. En effet ce matériau traditionnel est largement compatible avec les nouvelles formes architecturales et les exigences environnementales et esthétiques contemporaines. Le chantier devient un lieu convivial puisque tout le monde peut y participer. Les matériaux nécessaires sont naturels, sans danger pour la santé, et peuvent être présent dans notre jardin, ce qui réduit considérablement le cout de la construction. Seul bémol c’est beaucoup de travail, et le chantier est vraiment sale, il faut donc bien le protéger et gérer les déchets de terre au fur et à mesure.
Florian Primbs founded NZ earth builders in 2004, first company specializing in cement-free earthbuilding, light-earth techniques and earthen plasters. www.nzearthbuilders.co.nz

vendredi 25 janvier 2013

Bay of Plenty/ Rotorua


A la suite de ce fabuleux road trip in East Coast, nous avons continué notre route jusqu’aux alentours de Tauranga, dans la région de Bay of Plenty. Nous avons posé nos valises chez Colin et Maureen pour une bonne semaine. Un Wwoofing au rythme des animaux (moutons, poules, canards, veaux), de divers travaux dans le jardin et de la délicieuse cuisine de Maureen. 

beautiful sunset

ducks family


Dès le premier soir, pour les 66 ans de Colin, nous avons eu l'occasion de rencontrer de très bons amis à eux qui vivent à Rotorua, à une trentaine de minutes de là, et qui nous ont très bien vendu leur région. Ça tombe bien, nous voulions y faire un tour.


Du coup, nous profitons de la proximité pour aller faire un tour vers cette fameuse ville aux senteurs de souffre, « the smelly city » comme ils disent ici (comprendre, « la ville qui sent », rien de méchant, mais ça veut dire ce que ça veut dire.





Maori's spectacle

En fait, Rotorua est clairement situé sur un endroit de la terre bien vivant, tu sens qu’elle peut facilement reprendre ce qui lui appartient. Partout des marres de boues en ébullition, des trous fumants, des montagnes en forme de volcans, (bugger, c’est peut être pas des montagnes…) des sources d’eau chaude à plus de 40°C. Mais pour le moment rien d’inquiétant, elle se repose gentiment, en laissant les gens profiter de ses charmes et de ses mystères uniques en leurs genres. Bien sur, d’autres endroits similaires existent sur terre, et nous en avons d’ailleurs déjà profité en Bolivie, mais Rotorua est la version gigantesque de la chose, et qui plus est dans un cadre et un environnement spectaculaire. Tout autour de la ville, une bonne dizaine de lacs, plus ou moins grands, nous permettent des baignades et des balades quotidiennes assurés,  le tout avec un soleil de plomb. Bizarrement les lacs ne sont pas branchés sur les mêmes tuyaux que les sources d’eau chaude, et sont loin des 40°C mais plutôt moitié moins.

Bon Rotorua, 4 jours, magique, incontournable et parfois surnaturel.


Mud lake


Geyser

Parc in Rotorua

samedi 12 janvier 2013

East Coast

Après ces quatre jours de festival, nous revoici sur la route.Celle-ci nous emmènera le long de la côte, jusqu’au East Cape. Une côte, que nous pourrions décrire comme « sauvage » mais tellement belle. Bordée d’immenses Pohotukawas, de falaises, de rochers, de criques au sable blanc, et d’une mer souvent turquoise, parfois bleu marine. Très très bons souvenirs de ces kilomètres « de gravel road » arpentés et des petits coins dénichés rien que pour nous, qui parfois le matin offre un petit surf à mettre sous la planche.

Mahia Surf break, South Gisborne 






East cape

Peu de monde connait cette partie de la Nouvelle Zélande, car comparativement aux autres endroits/régions de NZ, il n’y a pas de grosses attractions touristiques. Et d’ailleurs aucun guide papier ne parle de la région. Peut être considèrent-ils peu intéressant de gâcher du papier pour de la roche, du sable et l’océan. Je suis un peu critique, je dois l’avouer mais cette côte nous a apporté de très beaux moments, et des paysages côtiers comme nous espérions en trouver en ici.


fishing near Lottin point




litlle cold swim in a river

Whanarua Bay

jeudi 3 janvier 2013

Rythm and Vines Festival

Grâce à nos longues discussions du soir avec le chardonnay de Rae, oups sorry, Rae et son chardonnay, direction Ryhtm and Vines Festival, à Gisborne, où nous sommes volontaires.


R&V


2nde stage
Audrey est à la gestion des stocks et ventes des bracelets, et moi à la vente des billets sur le site du festival. Pour la première fois de notre voyage nous sommes séparés, et vivons nos journées dans deux ambiances totalement différentes. (Qu'il est bon de se retrouver après le travail et de partager ses impressions sur la journée) Une expérience bien sympathique pour tous les deux.


at work
L'environnement du festival est juste splendide. Coincé entre les vignes et des collines toutes vertes, avec des points de vue et des ambiances complètement différents suivant les scènes. Nice, very nice.


inside the Festival
main stage
Ces 4 jours de musique électro, pas forcément à notre goût, nous ont tout de même permis de passer le réveillon de la nouvelle année d'une manière originale et de rencontrer de jeunes voyageurs comme nous plutôt sympas. Et puis nous y sommes volontaires après tout, du moins nous pensions l'être, jusqu’au moment où Audrey a reçu un virement de 500$ sur le compte provenant du R&V, coooool! Donc cela reste positif. 


happy new year everyone

vendredi 28 décembre 2012

Hawkes' Bay

Le lendemain de notre retour sur Auckland, nous prenons un bus en direction de la région de Hawkes’ Bay, et plus précisément, Hastings.
falls around Hasting
Achat du van et 3 jours de Wwoofing chez Maureen. Ensuite direction chez Rae et Martin. Elle est artiste peintre (www.raewest.co.nz/) et lui est vétérinaire spécialisé dans l’implantation embryonnaire des vaches. 
Et là, on ne peut pas dire que nous soyons mal tombés. Des gens gentils, à l’écoute, généreux et drôles! Nous passerons 15 jours à repeindre toutes les barrières de la propriété et à refaire le monde durant les longues soirées d'été puis nous nous occuperons de la maison en leur absence.
feeding the crazy goats


apero place at rae and martin's home
Nous avons également fait la connaissance de Lisa et Kerry, leurs amis proches. Lisa travaille chez Clearview Wine Estate, fournisseur officiel de Rae en ce qui concerne le Chardonnay dont elle raffole. Kerry, est une figure emblématique du surf, principalement dans les alentours de Gisborne. Chargeur de haut vol à priori. Je n’ai pas eu l’occasion de le voir à l’œuvre mais je le crois dur comme fer le Kerry. 

merry christmas from NZ
De loin nos plus beaux moments de partage pour le moment en NZ. Ils prévoient une semaine de vacances vers New Plymouth fin Mars…hein hein hein, pourquoi pas les retrouver là bas si nous sommes dans le coin. Who knows ?

last evening with Lisa, Rae, Cathy, Kerry, and Martin .Thanks to everyone.


dimanche 2 décembre 2012

Bienvenues/ Welcome in Aotearoa


Première étape incontournable,  Auckland et toutes les formalités administratives à accomplir. 4 jours au cœur de la non-capitale (et oui c’est Wellington), mais néanmoins la ville la plus peuplée. Ça suffit, on a soif de paysages et de rencontres.


Auckland's Harbour + Sky tower
Waiheke's landscapes

working in the garden
Lavender work
Pohotukawa (New Zeland Christmas tree)
new funky haircut for Audrey.

Première vraie étape recherchée de notre voyage: Wwoofing sur Waiheke Island sur les conseils d’Eflam, un breton exilé. Voila exactement ce que nous souhaitions, des paysages côtiers à couper le souffle, de belles rencontres, une île paisible et hors du temps, loin de tout mais à la fois si proche d’Auckland (35min de ferry). Une dizaine de jours dans un champ de lavande et dans un sublime jardin (pas si sublime avant notre passage) pour une bonne entrée en matière sur Aotearoa. 

De retour pour moins de 24H sur Auckland, on trouve le temps de faire faire une nouvelle coupe de cheveux à Audrey. Thanks Peter.


Petit plus:
Kiwi : un mot qui ressort dans toutes les conversations. A l’origine c’est le nom maori de l’oiseau, qui a été repris par les européens pour désigner les habitants de la Nouvelle Zélande, puis donner au fruit cultivé par millier sur ces terres.